Le trafic, où en sommes-nous ? 2ème partie

A ce jour, toutes les grandes instances qui gouvernent la pêche et le milieu aquatique ont accès aux dossiers trafic dont dispose notre cellule anti trafic, la CATAC. Il y a plus d’un an, certains membres actifs de l’UNCL sont allés à la rencontre de la Fédération Nationale de la Pêche en France qui siège à Paris accompagnés du CEFAS (les autorités anglaises) et d’autres instances françaises, l’objectif était de trouver ensemble des solutions afin d’être plus efficaces sur le terrain, mettre en place plus de surveillance envers les trafiquants de poissons, et faire évoluer les lois. Même si nous aurions souhaité que cela aille beaucoup plus vite, aujourd’hui, la FNPF  réagit et vient de demander des modifications concernant l’article de loi (Art. L. 436-16), elle souhaite, concernant cette loi, que l’amende encourue passe à 50 000 euros au lieu de 22 500 euros à ce jour et qu’elle soit assortie de six mois de prison. La FNPF présentera  le prochain numéro de « Pêche Mag » un article consacré au trafic de carpes. Il en sera de même lors de leur prochaine assemblée générale au mois de juin 2015 afin de sensibiliser toutes les fédérations départementales. 
L’UNCL continue cependant les rencontres avec d’autres instances sur le national, mais aussi en local. Cela demande beaucoup de temps et d’énergie, mais la persévérance et les partenariats qui se créent au fil des mois commencent à donner des résultats de plus en plus prometteurs. De plus en plus de magazines étrangers, mais aussi des sites, forums, radios, TV locales viennent à nous afin de nous demander des interviews ou encore de partager des dossiers trafic. Ce sujet serait-il enfin pris au sérieux ? 
Monsieur le juge, voici des preuves !
Notre souhait (UNCL ainsi que d’autres associations, groupement national…) depuis le début est que les autorités et instances travaillent main dans la main, même si nous sommes conscients que le chemin risque d’être encore long. Nous avions aussi demandé la continuité d’une étude lancée début 2013 par certains de nos spécialistes de l’ombre. Cette étude se nomme la morphoscallimétrie. Une fois finie, elle permettrait de réaliser à l’aide de photos de carpes des comparaisons sur leur écaillage afin d’en sortir des probabilités et ainsi affirmer qu’il s’agit bien d’un même poisson, un élément à ne pas négliger au vu des nombreux clichés (preuves) dont la CATAC dispose. Cette méthode serait présentée comme preuve aux autorités mais aussi devant les tribunaux. 
A suivre...
Christophe Courtois
Président de l’UNCL